biographie


Akiyo KAJIWARA

Artiste textile et enseignante de la culture japonaise 

Fondatrice de l'Akiyo Design Textile

Fondatrice de l'association culturelle franco-japonaise Talachiné

 

En 1996, Akiyo obtient le diplôme d’études supérieures de photographie et d’art de l’université de Nihon.

Après avoir passé plusieurs années à voyager, elle se tourne vers le domaine du textile artisanal.

 

Elle commence son apprentissage avec Momomaro YAMAZAKI, grand maître spécialisé dans les techniques traditionnelles de teinture végétale et de tissage de kimonos en soie. Bien que peu bavard, maître Momomaro YAMAZAKI lui permet cependant d’acquérir de bonnes connaissances pratiques.

 

Elle part ensuite pour l’île d’Okinawa pour entamer une formation plus académique sur les méthodes traditionnelles de tissage et de teinture, notamment la technique appelée « Ikat » enployée sur la soie, le coton et le ramie. Lors de son séjour, elle a la chance d’être formée par Reiko NAGATSU, artiste d’Okinawa.

Après cette formation instructive, elle séjourne à Iriomote-jima, une île au sud d’Okinawa, où elle étudie les procédés de fabrication de fils faits à partir de plantes, tout en travaillant dans une ferme qui cultive des ananas. C’est avec Kimimochi HOSHI, artsan qu’elle apprend les méthodes de fabrication artisanale d’objets du quotidien d’Iriomote, ainsi que l’histoire d’Iriomote-jima.

 

Elle poursuit son parcours vers Showa-mura, petit village qui se situe au fond d’une montagne dans la région de Fukushima dans le Nord-Est du Japon.

Showa-mura est la région principale de la culture du ramie, plante de la famille de l’ortie, dont on fait des fils très fins appelés « karamushi » ou « choma ». Cette fibre est utilisée dans le tissage de kimonos de première qualité appelés « jofu ». Akiyo apprend la culture et la fabrication de ces fils fins en ramie, sous la direction du grand maître Kayoko IGARASHI, âgé de 80 ans, qui a consacré sa vie au karamushi.

 

Elle est istallée à Paris depuis 2008.

 

Son parcours professionnel l'a amené à impulser et à développer une création textile qui allie tradition et modernité. Cela émane de son inspiration pour la tradition culturelle japonaise et de sa vision portée sur la création contemporaine issue de ses échanges culturels créés depuis plusieurs années avec la France.

Le thème principal porte sur la devise suivante : « nous sommes tous liés les uns aux autres », car sa création est toujours tissée  afin de réchauffer des autres âmes.

 

La mode fait également partie de ses activités artistiques et depuis son arrivée en France, Akiyo travaille dans l'atelier du textile à Paris en recherchant et exécutant des créations pour Balenciaga, Céline etc.

  

En février 2012, Akiyo a sorti son premier livre sur la couture « Sacs et rangements à la japonaise», édité chez Larousse. Il présente 22 modèles à coudre inspiré de la tradition nipponne avec des explications sur les motifs et la culture.

En mars 2013, son livre « Sacs et rangements à la japonaise» est traduit en anglais sous le titre « Simple Bags Japanese Style», chez Stackpole Books aux États-Unis. 

 

Elle participe au projet de réhabilitation de la maison de Kiso, maison paysanne japonaise de la fin de l’époque Edo, maintenant située dans le Jardin d’acclimatation. Dans ce projet, figurait un métier à tisser qui appartenait à l’ancienne propriétaire de la maison, qui s’en servait pour tisser des tissus à base de fils de chanvre. Remis en marche par Akiyo, le métier à tisser permet désormais de faire des démonstrations de tissage.

 

D'autre part, elle fait connaître des peignes en bambou desquels sont l'un outil japonais traditionel du métier à tisser dans le but de soutenir l'Association de la conservation des téchiniques traditionnelles de la fabrications des peignes en bambou du Japon.

 

Akiyo intervient également sur des actions culturelles en introduisant des savoir-faire à la japonaise autour des metiers d’art.

Depuis 2012, Akiyo commece à animer ses ateliers créatifs autour de la culture japonaise en France. 

 

En 2014, Akiyo a créé l'association culturelle franco-japonaise Talachiné (loi 1901) en France.  «Talachiné» est un terme ancien de la littérature poétique japonaise du genre Waka. C’est un Makura-Kotoba, une métaphore poétique japonaise, « talachiné no » qui désigne à la fois « la mère » et « les parents nourriciers » de l’enfant. 

Ses activités permettent de promouvoir les échanges culturels et pédagogiques à travers la découverte des arts japonais, des saveurs nippones, de la langue japonaise, et des techniques de fabrication manuelle traditionnelle japonaise et ce, dans le respect de l'environnement, de la nature et de la transmission.

Au Japon, les écoles enseignent la couture et la cuisine aux filles comme aux garçons, ce qui leur permet d'acquérir très tôt les techniques fondamentales par un apprentissage manuel ainsi que la culture traditionnelle. Ces activités permettent donc l'épanouissement de l'enfant dans toutes ses dimensions, sociale, intellectuelle, morale et esthétique.

Talachiné est répertorié sur la liste des associations d’amitié franco-japonaise de l'Ambassade du Japon en France. Elle travaille en partenariat avec la Maison de la culture du Japon à Paris,  des municipalités en France et au Japon, ainsi qu’avec plusieurs organismes du secteur de la culture et de l’éducation.